Les responsables de l’Union européenne envisagent de faire appel au Groupe des vingt des plus grandes économies mondiales (G20) pour s’attaquer aux problèmes structurels et sous-jacents des flux internationaux de biens et services qui menacent de freiner la croissance économique mondiale.

L’Union européenne compte appeler ses partenaires lors d’une réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux des pays du G20, les 11 et 12 avril à Washington, à s’attaquer ensemble aux causes profondes des tensions commerciales internationales, car elles mettent en danger la croissance mondiale.

«Les tensions commerciales actuelles mettent en danger la phase d’expansion actuelle, et sont de ce fait une source d’inquiétude», ont estimé samedi les ministres des Finances de l’Union européenne, réunis à Bucarest en Roumanie.«La communauté internationale se doit de s’attaquer aux causes profondes des tensions commerciales actuelles, en garantissant des règles d’égalité pour un commerce ouvert et libre des biens et des services, pour l’investissement et pour les droits de la propriété intellectuelle», ont ajouté les ministres de l’UE dans un communiqué publié à Bucarest, cité par Reuters.

Les États-Unis et la Chine sont engagés dans d’intenses négociations pour mettre un terme à plusieurs mois d’une guerre commerciale qui met à mal les marchés financiers mondiaux. L’espoir d’une solution grandit cependant depuis que les deux premières économies de la planète ont fait preuve d’optimisme, à la suite des négociations tenues récemment à Pékin.

Le Fonds monétaire international (FMI) a estimé dans ses perspectives pour l’économie mondiale publiées cette semaine que l’escalade des tensions commerciales entre Américains et Chinois pourrait réduire, au maximum, de quelque 0,6 point de pourcentage la croissance économique des États-Unis et de 1,5 point celle de la Chine.Les États-Unis et la Chine sont engagés depuis le début de l’année dans d’âpres négociations à l’issue incertaine. Fin janvier 2019, M.Trump avait évoqué l’idée d’un sommet avec l’homme fort de Pékin pour régler les derniers points d’achoppement.

Pour obliger Pékin à changer ses pratiques jugées «déloyales», Washington a imposé en 2018 des taxes supplémentaires de 10 à 25% sur plus de 250 milliards de dollars de marchandises.

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