Le corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) s’est engagé dans un communiqué publié mercredi à riposter fermement à son inscription par Donald Trump sur la liste des organisations terroristes et à donner aux ennemis de l’Iran une «leçon inoubliable».

Dans un communiqué publié mercredi, le CGRI a déclaré que la démarche «illégale, inhabituelle et sans précédent» de Washington de l’inscrire sur la liste des organisations terroristes témoignait de la «profonde rancune et colère» des États-Unis à son égard et qu’elle ne resterait pas sans répondre.

Cette démarche, poursuit le corps, est la dernière de la série d’échecs subis par la Maison-Blanche au Moyen-Orient. Et d’ajouter que la décision américaine le rendait plus déterminé à améliorer ses capacités de défense et d’offensive afin de donner une «leçon inoubliable» à tous les ennemis de l’Iran.

«Cette mesure sans précédent incitera le CGRI à accélérer le développement de ses systèmes et de ses capacités de défense et d’offensive, ainsi que de sa puissance régionale croissante», souligne le communiqué.

Le général Hassan Firouzabadi, haut conseiller militaire de l’ayatollah Khamenei, a indiqué mercredi à l’IRNA que cette décision des États-Unis prouvait «l’impuissance de Washington face à la nation iranienne».Concernant les mesures de riposte, il a tenu à souligner que «le temps déterminera notre action réciproque».

«Nous n’avons pas désigné toutes les forces américaines comme terroristes. La question a été soulevée au Conseil suprême de sécurité nationale et nous avons désigné le Commandement central américain dans la région comme tel.»

Donald Trump a demandé à son administration ce lundi 8 avril d’ajouter l’organisation désignée par le nom de Corps des Gardiens de la révolution islamique, ainsi que son unité d’élite, la force Al-Qods, sur la liste des organisations terroristes internationales.Auparavant, Washington avait déjà placé sur une liste noire des entités et des personnes affiliées au Corps des Gardiens, mais pas le CGRI dans son ensemble. Ainsi, plusieurs personnes et sociétés iraniennes avaient été sanctionnées à la mi-février par les États-Unis, qui les avaient accusées d’avoir coopéré avec le Corps des gardiens de la révolution islamique et d’avoir effectué des attaques informatiques.

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