Le régime nord-coréen a désigné un nouveau «chef d’Etat» et un nouveau premier ministre et décerné à Kim Jong-un un nouveau titre, rapporte vendredi la presse officielle de Pyongyang.

Comme attendu, Kim Jong-un a été reconduit à la tête du Comité des Affaires d’Etat et il devient le «représentant suprême de tout le peuple coréen», une fonction qui lui a été accordée par décret en février mais qui n’avait jusque là pas été utilisée dans la documentation officielle, a dit KCNA, l’agence de presse officielle du pays.

Huit ans après la mort de son père, Kim Jong-il, Kim Jong-un parachève ainsi sa prise de pouvoir, considèrent les spécialistes du régime. «La transition et la consolidation du régime de Kim Jong-un est désormais terminée», observe Michael Madden du Stimson Center, un cercle de réflexion basé à Washington. «Il s’agit sans doute du plus important remaniement gouvernemental observé depuis de nombreuses années.»

Nouveau «chef de l’Etat»

La présidence du présidium de l’Assemblée populaire suprême, une fonction essentiellement honorifique de représentation, est désormais assurée par Choe Ryong-hae qui remplace Kim Yong-nam. Né en 1928, Kim Yong-nam occupait ce poste depuis sa création, en 1998, rappelle Michael Madden. Choe Ryong-hae , son successeur a dû se soumettre par le passé à une série d’exercices de «rééducation politique» et il a depuis regagné la confiance de Kim Jong-un comme en témoigne sa désignation en octobre 2017 à la tête du puissant comité central militaire du Parti des travailleurs de Corée.

Il est par ailleurs l’un des trois dignitaires du régime à figurer sur la liste des personnalités nord-coréennes visées par des sanctions de Washington qui l’accuse de violations des de droits de l’homme.

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