40 millions de cyberattaques ont été perpétrées contre des institutions de l’Équateur après l’arrestation du fondateur de WikiLeaks Julian Assange. Selon le vice-ministre équatorien chargé des Technologies de l’information et de la Communication, les attaques provenaient de plusieurs pays d’Amérique et d’Europe, dont la France.

L’Équateur s’est déclaré lundi 15 avril victime de 40 millions de cyberattaques sur les pages Web d’institutions publiques depuis qu’il a retiré l’asile politique à Julian Assange, le fondateur de Wikileaks.

Patricio Real, vice-ministre équatorien chargé des Technologies de l’information et de la Communication, a déclaré, cité par l’AFP, que les attaques, qui avaient débuté le jeudi 11 avril, provenaient «principalement des États-Unis, du Brésil, des Pays-Bas, d’Allemagne, de Roumanie, de France, d’Autriche et du Royaume-Uni», ainsi que du pays sud-américain lui-même.

Il a ajouté que parmi les institutions touchées par les attaques figuraient «la chancellerie, la Banque centrale, la présidence, le ministère de l’Intérieur, le Service des recettes intérieures, le ministère des Télécommunications, le ministère du Tourisme et le ministère de l’Environnement».Selon Javier Jara, sous-secrétaire du département du gouvernement électronique du ministère des Télécommunications (MINTEL), le pays a subi «des attaques importantes» qui bloquaient l’accès à Internet à la suite de «menaces émanant de groupes liés à Julian Assange».

Le 11 avril, l’Équateur, qui avait accueilli Julian Assange dans son ambassade londonienne depuis 2012, a privé le fondateur de WikiLeaks de son droit d’asile diplomatique. La police britannique a ensuite annoncé que M.Assange avait été arrêté conformément à un mandat délivré en 2012 pour non comparution au tribunal.

Selon le Président équatorien Lenin Moreno, Julian Assange a tenté de créer un «centre d’espionnage» dans l’ambassade d’Équateur à Londres.

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