Donald Trump a nettement accentué mercredi la pression économique sur Cuba en limitant les voyages et les transferts d’argent américains, tout en ouvrant la voie à des milliers d’actions en justice contre des entreprises étrangères présentes sur l’île socialiste, une décision jugée « regrettable » par l’Union européenne et le Canada.

La Maison Blanche a du même coup déployé une batterie de sanctions à l’encontre du Venezuela et du Nicaragua, affirmant que Donald Trump prenait, en agissant contre ces gouvernements, « la défense de la démocratie et des droits humains » en Amérique latine.

Faisant fi des menaces de représailles commerciales lancées par l’Union européenne, premier partenaire économique de La Havane, Washington a encore plus nettement tourné le dos au rapprochement entamé sous le mandat du président démocrate Barack Obama.

« Nous soutenons les patriotes pro-liberté de cette région », a déclaré le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison Blanche John Bolton, sous les applaudissements nourris d’élus d’origine cubaine et d’exilés qui avaient participé au débarquement de la baie des Cochons, rassemblés à Miami.

Washington avait justement choisi le jour anniversaire – le 17 avril 1961 – de cette tentative d’invasion américaine, qui s’était soldée par une défaite cinglante, pour faire ces annonces.

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