L’Assemblée de la République du Portugal (Assembleia da República) vient de reconnaître le génocide des Arméniens. Le texte a été publié sur le site du parlement, rapporte Armenews.

Vote n ° 819 / XIII

Evocation des victimes du génocide arménien de 1915

Les massacres perpétrés contre la population arménienne ont commencé le 24 avril, date à laquelle les autorités ottomanes ont arrêté et exécuté à Constantinople 250 intellectuels et dirigeants communautaires arméniens à Constantinople sous les ordres du gouvernement des Jeunes-Turcs.

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Au cours des années qui ont suivi et après la Première Guerre mondiale, on estime que 800 000 à 1,5 million de personnes ont été tuées à la suite du génocide.

L’extermination systématique des autorités ottomanes à l’encontre de la minorité arménienne située sur son territoire est considérée par la communauté internationale des historiens comme le premier génocide du siècle XX. Les massacres, les travaux forcés, les déportations forcées et les marches de la mort qui ont conduit au désert syrien, y compris des femmes, des enfants, des personnes âgées et infirmes victimes de vols, de viols et de massacres périodiques, ont marqué un chapitre sombre de l’histoire de l’humanité. Les milliers qui ont survécu aux atrocités commises ont été forcés à se convertir religieusement, vendus en esclavage, et ceux qui se sont échappés ont formé la diaspora dispersée des Arméniens dans le monde.

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D’autres groupes ethniques et chrétiens, tels que les Assyriens et les Grecs ottomans, ont également été persécutés par le gouvernement ottoman et leur traitement est considéré par de nombreux historiens comme faisant partie de la même politique génocidaire.

Les principaux organisateurs du génocide ont été condamnés à mort ou à l’emprisonnement pour leurs crimes devant les tribunaux militaires ottomans (1919 – 2020). Pourtant, les peines prononcées par ces tribunaux n’ont jamais été exécutées.

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Cette évocation contient une leçon pour notre époque, car compte tenu du niveau actuel du nationalisme, de la xénophobie et de l’intolérance dans le monde, il est essentiel de se rappeler les abîmes du passé. C’est également par la culture de la mémoire que l’Assemblée de la République réaffirme son attachement au respect des droits de l’homme et souligne l’importance du renforcement du dialogue entre les peuples, les religions, les cultures et les civilisations.

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Ainsi, l’Assemblée de la République réunie en séance plénière a exprimé sa sympathie pour les victimes du génocide arménien de 1915, préservant ainsi la mémoire en tant qu’élément essentiel de la réconciliation des peuples et de la défense des valeurs fondamentales de l’humanité.

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