À peine la polémique autour de la présence de Nathalie Loiseau sur une liste d’extrême droite en 1984 semblait s’être calmée que de nouvelles révélations sur son passé surgissent. Cette fois-ci, Mediapart a découvert une interview de 2017 dans laquelle elle avait estimé que «supprimer l’ÉNA devient l’argument des hommes politiques sans idées».

Après l’annonce par Emmanuel Macron le 25 avril de son intention de supprimer l’École nationale d’administration (ÉNA), Nathalie Loiseau a salué trois jours plus tard sur Radio J ce projet en se disant «soulagée qu’on donne un coup de pied dans la fourmilière».

Dans son article du 1er mai, Mediapart a qualifié cette déclaration de «commentaire pour le moins étrange de la part d’une personnalité qui avait été directrice de l’ÉNA de 2012 à 2017».Cette attitude de Mme Loiseau pourrait s’expliquer par les propos qu’elle a tenus sur France Culture lorsqu’elle a évoqué le «conservatisme de la haute administration» auquel elle s’était heurtée lorsqu’elle a pris la direction de l’école.

Néanmoins, Mediapart rappelle aussi une autre déclaration de l’actuelle tête de liste LREM aux européennes. Dans une interview accordée début 2017 à la Revue internationale et stratégique, Mme Loiseau avait dénoncé l’idée de supprimer l’ÉNA.

«Supprimer l’ÉNA devient l’argument des hommes politiques sans idées ou des journalistes sans culture», avait-elle alors martelé.

Mme Loiseau a déjà été touchée par une série de polémiques concernant son passé. Mediapart a révélé qu’en 1984, elle figurait sur la liste d’un syndicat étudiant apparenté à l’extrême droite, notamment au Groupe union défense (GUD).

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