Environ 1.400 gilets jaunes, selon la préfecture, ont défilé dans les rues de Bordeaux pour l’acte 25 du mouvement, canalisés par des forces de police moins nombreuses mais très mobiles qui ont bloqué les accès à l’hypercentre.

La mobilisation, moindre depuis quelques semaines, était à peu près équivalente à celle du 1er mai pour une manifestation qui s’est déroulée sous la pluie, sans itinéraire précis et sans incidents.

Bordeaux, qui fut longtemps l’un des bastions du mouvement et théâtre de violents affrontements, peine à rassembler les foules qui, l’hiver dernier, convergeaient sur la ville depuis toute la Nouvelle-Aquitaine.

José, 61 ans, auxiliaire de vie scolaire dans l’agglomération bordelaise, reconnaît que « ça s’essouffle un peu. Il n’y a pas eu d’appels sur les réseaux sociaux après la forte mobilisation du 1er mai. Il y a aussi une lassitude pour beaucoup parce que dans la semaine y’a le boulot. Ca fait 25 semaines que nous avons arrêté de vivre pour défiler le samedi et retrouver au minimum une sorte de dignité ».

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