Est-il plus difficile de quitter un gouvernement avant l’interminable casse-tête du Brexit ou après l’échec des négociations douloureuses avec Bruxelles? C’est au bord des larmes que Theresa May vient d’annoncer son départ, dont l’émotion contraste avec celle de son prédécesseur David Cameron, fredonnant une chanson.

Deux démissions séparées par presque trois ans de négociations du Brexit. La Première ministre britannique Theresa May, usée par l’échec des négociations avec Bruxelles qu’elle n’a su mettre en œuvre, a annoncé sa démission, au bord des larmes, laissant à celui ou celle qui lui succèdera un pays divisé.

Au terme de son discours, la Première ministre a fondu en larmes avant de rapidement se retirer dans sa résidence.

Son prédécesseur, David Cameron, opposant au Brexit, avait cédé sa place à Mme May dans une humeur guillerette, après les résultats du référendum qui donnait le feu vert à la sortie de l’UE.

À l’issue de l’annonce de sa démission, M.Cameron était parti en fredonnant une chanson dans le micro resté allumé et accroché au revers de sa veste.

En fonction depuis juillet 2016, dans la foulée du référendum lors duquel une majorité de Britanniques se sont prononcés pour la sortie de leur pays de l’UE, Theresa May a échoué à trois reprises depuis la mi-janvier à faire adopter l’accord de retrait négocié avec Bruxelles.Le Brexiteur Boris Johnson, son ancien ministre des Affaires étrangères, fait pour l’heure figure de favori pour sa succession.

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