Une enquête a été ouverte pour vol avec violences commis en réunion à la suite de l’agression, lundi, d’un journaliste de France 3 Normandie qui tournait des images devant une mosquée située dans la banlieue de Rouen, a appris l’AFP mardi de source judiciaire.

«Une enquête est ouverte notamment du chef de vol avec violences en réunion. Une personne a été placée en garde à vue», a indiqué à l’AFP Pascal Prache, procureur de la République à Rouen. «Notre journaliste a déposé plainte pour coups et blessures, vol et dégradation après une agression subie à proximité de la mosquée de Petit-Couronne», a précisé de son côté Erik Berg, directeur régional de France 3 Normandie.

«Alors qu’il prenait des images, sur la voie publique, pour illustrer un sujet concernant le passage devant le tribunal correctionnel (lundi, ndlr) de Boulogne-sur-Mer de l’imam de la mosquée, notre journaliste a été pris manu militari par plusieurs personnes qui l’ont emmené à l’intérieur du lieu de culte», a rapporté Erik Berg. «Il a été bousculé et mis au sol et sa caméra a été dégradée avant d’être volée. Visiblement, cette agression est en lien avec le sujet du procès de Boulogne-sur-Mer», a-t-il ajouté, précisant que «France 3 allait sans doute se constituer partie civile».

Selon le service communication de la chaîne en région, la caméra a été retrouvée par la police au moment de l’interpellation du suspect. D’après cette même source, le journaliste reporter d’images (JRI) est âgé d’une cinquantaine d’année et il est employé en CDI. «Ces derniers temps, il y a des entraves régulières à la pratique de notre profession. Ces mauvaises habitudes ne sont pas rassurantes», a commenté Erik Berg. Lundi, un imam de Petit-Couronne, dans la banlieue de Rouen, a été condamné par le tribunal de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) à trois ans de prison, dont un avec sursis, pour avoir fourni des bateaux pneumatiques à des migrants, afin de leur permettre de rejoindre la Grande-Bretagne. Il a été incarcéré à l’issue de l’audience.

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