Les bureaux de vote ont ouvert mercredi au Danemark pour des législatives qui devraient signer le retour des sociaux-démocrates, sans pour autant remettre en cause rigueur migratoire et « flexisécurité », pivot du modèle danois.

Devant l’hôtel de ville de Copenhague, une cinquantaine de personnes faisaient la queue avant l’ouverture du bureau de vote à 08H00 (06H00 GMT).

« Je pense que c’est important de soutenir la démocratie et de participer, c’est pour ça que je suis là si tôt », a motivé Amalie Falck-Schmidt, une électrice de 29 ans.

Les 4,2 millions d’électeurs du royaume scandinave, membre de l’Union européenne mais pas de la zone euro, ont jusqu’à 20H00 (18H00 GMT) pour prendre part à ce scrutin proportionnel à un tour.

Les sondages créditent les sociaux-démocrates de Mette Frederiksen de 27,2% des suffrages, soit une avance confortable de près de dix points sur le parti de l’actuel Premier ministre et chef des libéraux, Lars Løkke Rasmussen, qui ont gouverné le pays 14 des 18 dernières années.

« Beaucoup d’électeurs veulent du changement, particulièrement [ceux] qui peuvent voter pour la première fois », avance le politologue Flemming Juul Christiansen, de l’Université de Roskilde.

Comme Signe, 25 ans, 57% des électeurs, et un sur trois chez les 18-35 ans, estiment que le prochain gouvernement doit donner la priorité au climat, et non plus au contrôle de l’immigration.

« Je pense vraiment que le climat est le sujet le plus important et c’est pour ça que j’ai voté », confie la jeune femme rencontrée sur les marches de l’Hôtel de Ville.

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