Mexico a annoncé jeudi avoir bloqué les comptes bancaires d’une vingtaine de personnes soupçonnées d’être liées à des trafics de personnes et d’avoir organisé des caravanes de migrants illégaux.

Le ministère des Finances a fait savoir dans un communiqué que les services de renseignements avaient identifié 26 personnes soupçonnées «pour leur probable implication dans le trafic de migrants et le soutien à des caravanes clandestines».

Selon le ministère, des transferts financiers ont été repérés à partir d’octobre 2018 – date du départ des premières caravanes clandestines depuis l’Amérique centrale – entre l’Etat de Queretaro (centre) et six villes situées à la frontière avec les Etats-Unis. Parmi ces villes figurent notamment Tijuana et Ciudad Juarez.

«Il y avait des soupçons sur des paiements illégaux faits par des migrants, puis une relation a été établie entre le passage des caravanes de migrants et des dépôts d’argent» provenant du Salvador, du Honduras, du Guatemala, du Cameroun, des Etats-Unis et d’Angleterre, précise le ministère. Les noms des trafiquants présumés ont été ajoutés à une liste de personnes n’ayant plus accès au système financier mexicain.

Ces mesures interviennent alors que Mexico cherche à éviter l’imposition par Washington de tarifs douaniers punitifs. Les Etats-Unis accusent leur voisin de laxisme face à l’afflux de migrants illégaux et menacent d’appliquer à partir de lundi une taxe de 5% sur tous les biens provenant du Mexique, qui pourrait augmenter progressivement jusqu’à 25% le 1er octobre.

A l’issue d’une réunion au département d’Etat américain jeudi à Washington, le ministre mexicain des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard, a évoqué des progrès dans les pourparlers. «Oui, je pense que nous avons avancé aujourd’hui», a-t-il affirmé.

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