Selon l’Élysée, le chef de l’État «s’est ému» de l’attitude des supporters turcs, et «il l’a fait savoir à Noël Le Graet», le président de la Fédération française de football. Plusieurs voix se sont également élevées à droite et au RN.

C’est une attitude aussi rare que déplorable. Samedi soir, lors du match Turquie-France – qui comptait pour les éliminatoires de l’Euro 2020 -, les Bleus ont été accueillis froidement par les supporters du Konya Stadium. Avant le début de la rencontre, qu’ils ont perdue 2 à 0, les joueurs de l’Équipe de France de football ont en effet vu la Marseillaise être copieusement sifflée par les quelque 40.000 personnes présentes dans les tribunes. Un événement jugé «inacceptable» par Emmanuel Macron qui, selon l’Élysée, s’en «est ému» et «l’a fait savoir à Noël Le Graet», le président de la Fédération Française de football.

Très rapidement relevé sur les réseaux sociaux, ce sujet a quasi-immédiatement envahi le champ politique, puisque Marine Le Pen a été la première à s’en saisir. Dix minutes seulement après l’incident, la présidente du Rassemblement national s’est fendue d’un tweet signé de ses initiales. «Siffler un hymne national, en l’occurrence la Marseillaise, est toujours une honte, un affront et l’inverse des valeurs de fair-play. On attend de la FIFA qu’elle sanctionne la fédération de football turque pour le manque de respect du public turc ce soir», a-t-elle exhorté, avant que plusieurs élus RN ne lui emboîtent le pas.

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