La Chine a dénoncé jeudi «une ingérence» de l’Union européenne dans les affaires de Hongkong, au lendemain de critiques de Bruxelles envers le projet de loi d’extradition préparé dans l’ancienne colonie britannique.

 

«Nul pays ni organisation ni aucun individu n’a le droit de s’ingérer» dans les affaires de Hongkong, «qui relèvent exclusivement des affaires intérieures chinoises», a déclaré devant la presse le porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang.

Mercredi, la porte-parole de la cheffe de la diplomatie européenne, Maja Kocijancic, a appelé à «respecter» les droits des manifestants de Hongkong et dit «partager plusieurs» de leurs inquiétudes sur le projet de loi visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale. «La violence et l’escalade doivent être évitées», a-t-elle souligné.

Hongkong a été ébranlé mercredi par les pires violences politiques depuis sa rétrocession à la Chine, la police ayant tiré des balles en caoutchouc et envoyé du gaz lacrymogène sur des manifestants qui bloquaient les grandes artères et ont tenté de faire irruption dans le parlement. Ces violences ont fait 79 blessés, dont deux dans un état grave.

En réaction, le porte-parole chinois a déclaré que Pékin faisait part de «son fort mécontentement et de son opposition résolue aux propos irresponsables et inexacts de l’UE quant aux amendements préparés» à Hongkong. Le texte suscite les critiques de pays occidentaux ainsi qu’une levée de boucliers de Hongkongais qui redoutent une justice chinoise opaque et soumise au pouvoir politique et pensent que cette réforme nuira à l’image internationale et l’attractivité du territoire semi-autonome.

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