Des élus républicains et démocrates du Congrès américain ont présenté ce jeudi un projet de loi visant à réaffirmer «l’engagement des Etats-Unis en faveur de la démocratie, des droits humains et de l’Etat de droit» à Hongkong, déplorant que sa semi-autonomie soit «attaquée» par Pékin.

Des sénateurs et des élus de la Chambre des représentants soutiennent ce projet intitulé «loi sur les droits humains et la démocratie à Hongkong», présenté simultanément dans les deux hémicycles.

Ce texte «réaffirmerait l’engagement des Etats-Unis en faveur de la démocratie, des droits humains et de l’Etat de droit au moment où l’autonomie de Hongkong est attaquée par l’ingérence du gouvernement chinois et du parti communiste», accusent les parlementaires qui le soutiennent, dans un communiqué. Aucune date de vote n’a pour l’instant été fixée.

L’ex-colonie britannique a été dimanche le théâtre de sa plus importante manifestation depuis sa rétrocession à Pékin en 1997. Elle a connu mercredi ses pires violences de rue depuis cette date. Les manifestants protestent contre un projet de loi controversé sur les extraditions vers la Chine. Les Etats-Unis «doivent envoyer un message fort pour dire que nous soutenons ceux qui plaident pacifiquement pour la liberté et l’Etat de droit face à l’ingérence croissante de Pékin dans les affaires de Hongkong», écrit le sénateur et ex-candidat républicain à la présidentielle Marco Rubio.

«Je continue à appeler au retrait ou à la suspension sine die de la loi d’extradition. Son adoption contraindra le Sénat américain à réévaluer certains aspects de la relation entre les Etats-Unis et Hong Kong», a menacé un autre républicain, le sénateur James Risch, président de la commission des Affaires étrangères. Plusieurs démocrates défendent également ce texte. «Nous ne pouvons pas rester sans rien faire pendant que la Chine piétine les droits des Hongkongais», a affirmé le sénateur Ben Cardin, dans le communiqué commun.

La présidente démocrate de la Chambre Nancy Pelosi a jugé le projet de loi hongkongais sur les extraditions «terriblement dangereux». «J’espère que le président» américain «parlera des droits humains en Chine et des libertés en Chine quand il parlera du commerce avec les Chinois», a-t-elle ajoute en conférence de presse. Donald Trump doit rencontrer son homologue chinois Xi Jinping fin juin au Japon en marge du sommet du G20 pour évoquer la guerre commerciale entre les deux pays.

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