Plus d’un millier de gilets jaunes se sont rassemblés à Toulouse mais ont rapidement été dispersés par les forces de l’ordre qui ont chargé quelques minutes après le départ du cortège, a constaté une journaliste de l’AFP.

Demonstrators stand at the Arc of Triomphe after writing on a wall of the monument « Yellow wests will triumph » as they clash with riot police officers during a protest of Yellow vests (Gilets jaunes) against rising oil prices and living costs on the Champs Elysees in Paris, on December 1, 2018. (Photo by Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP)

Comme pour Montpellier la semaine dernière, un appel avait été lancé sur les réseaux sociaux pour faire de Toulouse la « capitale » nationale du mouvement pour ce 31e acte. « On avançait joyeusement, on chantait, et d’un coup des dizaines de policiers se sont rués sur nous, arrachant les banderoles et matraquant les manifestants en tête du cortège », raconte Bastien, les yeux rougis. Plusieurs autres manifestants ont livré à l’AFP un récit similaire.

En quelques secondes, sous un épais nuage de gaz lacrymogène, le cortège s’est dispersé. Des passants, dont des familles avec enfants, paniqués, ont couru se réfugier dans les commerces environnants, a constaté l’AFP. Mireille et son mari, tous les deux retraités et gilets jaunes de la première heure, sont choqués. « Je n’ai raté aucune manifestation depuis le début du mouvement (le 17 novembre, ndlr), mais en général je me retire vers 16h, avant le début de la castagne », dit la septuagénaire, une canne à la main. « Qu’est-ce qu’ils nous veulent ? Pourquoi tant de violence ?« , s’émeut-elle, encore essoufflée d’avoir couru pour se mettre à l’abri.

Comme à l’accoutumée dans la ville, la manifestation n’avait pas été déclarée. Sur la terrasse d’un café, un serveur s’emploie frénétiquement à nettoyer tables et chaises aspergées de peinture jaune. À côté, un magasin de chaussures tire son rideau de fer. Pourtant, ce samedi se tient à Toulouse une grande braderie des boutiques du centre-ville, destinée justement à redynamiser leur activité, durement touchée par le mouvement des gilets jaunes. La préfecture a une nouvelle fois interdit aux manifestants l’accès à la place du Capitole, où va être retransmise ce soir, sur écran géant, la finale du Top 14 entre le stade Toulousain et l’ASM Clermont Auvergne. La Ville rose inaugure également ce samedi une esplanade Johnny Hallyday devant le Zénith de Toulouse en présence de la veuve du chanteur, Laeticia, et ses deux filles Jade et Joy.

Etiquette: ;