Un réseau d’avortements illégaux a été démantelé au Maroc. Six personnes impliquées risquent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement si leur appartenance à un réseau plus large est prouvée.

Six individus qui formaient un réseau d’avortement clandestin ont été jugés dans la ville touristique de Marrakech au Maroc, où l’avortement n’est autorisé que si la vie de la femme enceinte est en danger, rapportent les médias nord-africains.

Selon le portail Oberv’Algérie, il s’agit de deux médecins, deux internes en médecine, un étudiant en médecine et un pilote qui importait des médicaments d’Espagne. Les opérations illégales étaient réalisées dans un appartement à Marrakech, chaque intervention étant facturée environ 3.000 dirhams, ou 280 euros.Les intéressés encourent entre un et six mois de prison, mais risquent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement si leur appartenance à un réseau plus large est prouvée, souligne le site.

En dépit de l’interdiction de l’IVG dans le pays, entre 500 à 800 interruptions de grossesse sont pratiquées illégalement tous les jours, selon les estimations de l’Association marocaine de lutte contre l’avortement clandestin (AMLAC).Bien que certaines interruptions soient effectuées par des herboristes ou «faiseuses d’anges», la plupart d’entre elles se font sous le manteau dans les cliniques et cabinets de gynécologie.

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