La candidate de centre gauche Sandra Torres était donnée en tête du premier tour de l’élection présidentielle de dimanche au Guatemala, selon les premiers résultats du scrutin, portant sur 42 % des bureaux de vote.

L’ex-première dame du Guatemala recueillait 24,18 % des suffrages, suivie du conservateur Alejandro Eduardo Giammattei avec 15 %. Un second tour devra avoir lieu le 11 août pour départager les deux candidats arrivés en tête.

Dix-neuf candidats étaient en lice pour ce premier tour, destiné à trouver un successeur au président Jimmy Morales, conservateur et ancien acteur et présentateur vedette de télévision dont le mandat a été entaché d’accusations de corruption. En troisième position arrive un autre conservateur, Edmond Mulet, ancien responsable des Nations unies qui obtient pour le moment 12,11 %.

Sandra Torres, candidate du parti UNE, promet de déployer l’armée dans les rues pour lutter contre les narco-trafiquants et entend s’attaquer à la pauvreté en développant les programmes sociaux. La violence rampante et le mécontentement de la population envers la corruption et l’impunité dans ce pays de 17 millions d’habitants a conduit un nombre de plus en plus grand de Guatémaltèques à chercher à émigrer aux Etats-Unis.

Le président Morales, qui ne pouvait se représenter, est entré en fonctions en janvier 2016 en promettant d’éradiquer la corruption. Son mandat prend fin en septembre. Il a été visé en 2017 par une enquête pour corruption menée par la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (nommée par l’ONU) et certains ont cherché à le faire destituer en 2017, mais il a réussi à surmonter cette procédure.

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