Les produits venus de France ont la cote outre-Manche. Alors que l’échéance du Brexit a été décalée à la fin du mois d’octobre, des Britanniques semblent déjà inquiets de la tournure que pourraient prendre les événements et se ruent sur certains produits étrangers.

Selon Le Figaro, citant une étude d’Euler Hermes, les importations britanniques ont progressé de 6,8 % au premier trimestre 2019. « Les entreprises implantées au Royaume-Uni sont inquiètes. Elles sont donc forcées d’accroître leurs stocks de précaution, et d’importer un maximum de produits finis ou intermédiaires », explique une économiste d’Euler Hermes.

La France n’est pas en reste puisque les importations depuis l’Hexagone ont augmenté de 15 %, ce qui représente 1,3 milliard d’euros de produits achetés. D’après l’étude d’Euler Hermes, les exportateurs peuvent ainsi « compenser légèrement le manque à gagner engendré ces dernières années par le Brexit (estimé à 6 milliards d’euros entre 2015 et 2019) ». Toujours selon la société d’assurance-crédit, la tendance « devrait se poursuivre quand l’incertitude sera au plus haut », soit quelques jours avant la date fixée pour le Brexit.

Mais les entreprises européennes pourraient déchanter une fois le 31 octobre passé. Euler Hermes estime à 3 milliards d’euros annuels le manque à gagner de ces entreprises en cas de Brexit sans accord, dont le scenario n’est pas à exclure. Boris Johnson – grand favori pour succéder à Theresa May – a affirmé vendredi qu’il refusait d’envisager un report du Brexit si aucun accord n’était prêt à la fin du mois d’octobre. L’ancien ministre des Affaires étrangères estime qu’il est « absolument vital » de se préparer à une sortie sans accord.

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