Le secrétaire général Antonio Guterres avait demandé une enquête sur le fonctionnement interne de l’ONU en février 2019.

L’ONU a connu des «défaillances systémiques» entre 2010 et 2018 dans sa gestion de la situation en Birmanie où la minorité musulmane rohingya a été contrainte à un exode massif à partir d’août 2017 vers le Bangladesh, selon un rapport onusien. Cette enquête sur le fonctionnement interne de l’ONU avait été demandée en février par le secrétaire général Antonio Guterres à un diplomate du Guatemala, Gert Rosenthal. Ce dernier lui a remis lundi son rapport, devant être diffusé à l’ensemble des membres des Nations unies.

«Bien qu’il soit difficile d’attribuer la responsabilité de défaillances systémiques à une seule entité, et encore moins à des individus (…), il en existe clairement une des parties impliquées», indique Gert Rosenthal. Il leur reproche notamment «leur incapacité à accompagner» la politique gouvernementale «par des actions constructives» tout en dénonçant les «graves violations des droits humains».

L’ex-représentante de l’ONU en Birmanie, Renata Lok-Dessallien, avait été accusée fin 2017 d’avoir voulu privilégier dans son approche l’aide au développement économique de la Birmanie plutôt que la défense des droits humains. L’ONU avait alors rejeté ces accusations. Dans son rapport de 36 pages, le diplomate dénonce tour à tour une «dynamique de divisions plutôt que de cohésion au sein du système onusien», «l’absence d’une stratégie claire et unifiée» et «un manque d’analyses systématiques et unifiées venant du terrain».

Dans ses recommandations, Gert Rosenthal souligne qu’il est «crucial d’avoir des canaux de communication clairs, horizontalement et verticalement, de façon à ce que les décisions prises aux plus hauts niveaux soient relayées et comprises par tous les membres» de l’ONU impliqués dans un dossier.

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