Les États-Unis ont une nouvelle fois renforcé leur dispositif militaire au Moyen-Orient dans un contexte de tensions accrues avec l’Iran.

Le chef du Pentagone, Patrick Shanahan, a indiqué mardi 18 juin, avoir autorisé « l’envoi de 1 000 militaires supplémentaires à des fins défensives pour répondre à des menaces aériennes, navales et terrestres au Moyen-Orient ».

Patrick Shanahan a assuré que les États-Unis « continueront de surveiller consciencieusement la situation » afin « d’ajuster le niveau des troupes » le cas échéant. Ces troupes viendront s’ajouter aux 1 500 militaires américains supplémentaires, dont le déploiement avait été annoncé le mois dernier, après l’attaque de quatre pétroliers au large des Émirats arabes unis.

Washington réagit à l’annonce faite lundi par Téhéran, qui a déclaré franchir bientôt la limite autorisée par l’accord international sur son programme nucléaire pour ses réserves d’uranium enrichi.

Pris à la gorge par les sanctions américaines, qui ont fait fuir les investisseurs étrangers revenus en Iran à partir de 2016, Téhéran avait prévenu le 8 mai qu’il s’affranchirait de deux engagements qu’il avait pris aux termes de l’accord de Vienne, affirmant que cela restait conforme aux dispositions du texte. Téhéran a indiqué lundi que, en conséquence de cette décision, ses réserves d’uranium faiblement enrichi dépasseraient à partir du 27 juin la limite fixée de 300 kg.

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