Vers la fin de 2018 un nombre record de 70,8 millions de déplacés qui avaient fui des conflits militaires ou des persécutions, a révélé le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), dans son rapport annuel publié mercredi 19 juin.

Il s’agit d’un niveau jamais atteint en bientôt 70 ans d’existence du HCR, a souligné l’agence onusienne.

« Cela représente le double du nombre de personnes déracinées il y a 20 ans, ainsi que 2,3 millions de personnes supplémentaires » par rapport à 2017, écrit le HCR. Ce nombre total de « déracinés » dans le monde comptabilise les réfugiés (25,9 millions), les déplacés internes (41,3 millions) et les demandeurs d’asile (3,5 millions).

Cette estimation reste « prudente », pointe le HCR, car « bien que la plupart des Vénézuéliens doivent pouvoir bénéficier du système de protection internationale des réfugiés, à peine un demi-million » ont déposé une demande d’asile. Seulement ces derniers ont été comptabilisés dans le rapport, alors que quelque 4 millions de Vénézuéliens ont fui leur pays depuis 2015, d’après les statistiques des pays qui les ont accueillis.

Car la hausse des demandes d’asile présentées par ceux qui fuient la grave crise politique et économique au Venezuela a marqué 2018, selon l’agence. Pour cette dernière, l’année a également été marquée par la forte progression des déplacements internes en Éthiopie, à la suite de violences intercommunautaires. De plus, le conflit syrien a continué de produire un grand nombre de réfugiés et déplacés, et les violences au Nigeria ont également été une source importante de déplacements.

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