«Je suis honoré d’inviter officiellement Votre Sainteté à visiter l’Irak – berceau de la civilisation et lieu de naissance d’Abraham», écrit le président irakien Barham Saleh dans sa lettre adressée au souverain pontife, le pape François.

 

«La visite de Votre Sainteté sera une opportunité de rappeler et d’éclairer l’Irak et le monde sur le fait que cette terre a donné à l’Humanité ses premières lois, l’irrigation agricole et un héritage de coopération entre les peuples de traditions confessionnelles diverses», poursuit le texte rédigé en anglais.

L’Irak a connu depuis près de quatre décennies une succession de conflits, une dizaine d’années d’embargo international, une invasion américaine et, plus récemment, trois années d’occupation djihadiste. Tandis que le pays s’enfonçait dans la violence, l’exode n’a cessé d’enfler, notamment parmi les minorités. Le nombre de chrétiens en Irak est passé de 1,5 million avant la chute du régime de Saddam Hussein en 2003 à 400.000 à 500.000 aujourd’hui.

Le pape François évoque régulièrement l’Irak, lui souhaitant de «ne pas retomber dans les tensions», et a déjà exprimé dans le passé son désir d’y aller. Il a même créé il y a un an un nouveau cardinal : le patriarche de l’Eglise catholique chaldéenne d’Irak, Mgr Louis Raphaël Sako, qui avait décrit sa nomination comme «une pensée du pape pour les chrétiens d’Irak».

Etiquette: ; ;