Un conflit militaire opposant Téhéran à Washington serait une catastrophe pour le Proche-Orient car il pourrait déboucher sur une nouvelle vague de violences et engendrer un nouveau flux de migrants, a estimé le 20 juin Vladimir Poutine lors de sa session annuelle de questions-réponses.

Répondant ce 20 juin, lors de sa Ligne directe, à la question posée sur les réseaux sociaux visant à savoir s’il fallait s’attendre à une guerre entre les États-Unis et l’Iran, le Président russe a expliqué qu’un tel conflit se transformerait en véritable catastrophe pour le Proche-Orient.

«Nous ne le savons pas et nous ne le souhaitons pas. Mais aux États-Unis on annonce que la possibilité de recourir aux armes n’est pas exclue. Je veux le dire publiquement aujourd’hui: cela serait une catastrophe pour la région, car cela mènerait à une vague de violences et, peut-être, à une augmentation du nombre de réfugiés venant de cette région», a précisé le Président.

Et d’ajouter que toutes les parties subiraient, en cas de conflit, de tristes conséquences.

«Il est très difficile d’anticiper ce qui se produirait en cas de recours à la force militaire», a ajouté le Président russe.

Il a rappelé que l’Iran était un pays chiite et que même dans le monde musulman, les Iraniens étaient considérés comme des gens capables d’aller jusqu’à l’extrême pour défendre leur pays.

«Nous ne voudrions pas que les événements prennent une telle tournure», a résumé le Président.

Il a en outre rappelé que la République islamique appliquait l’ensemble de ses engagements envers l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique), si bien que les sanctions américaines la visant étaient infondées.

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