Deux personnes ont été tuées vendredi et une dizaine blessées dans un attentat commis par un kamikaze dans une mosquée chiite de l’est de Bagdad, ont indiqué à l’AFP des responsables au sein des services de sécurité irakiens.

 

Si des attaques surviennent encore, les violences ont drastiquement baissé à Bagdad notamment depuis que l’Irak s’est déclaré vainqueur fin 2017 du groupe djihadiste Etat islamique (EI). Un attentat suicide avait fait début mai huit morts sur un marché de Sadr City, bastion chiite de la capitale irakienne, voisin d’al-Baladiyate où a eu lieu l’attentat vendredi.

«Un kamikaze a fait détoner sa ceinture d’explosifs dans la mosquée de l’imam Mehdi al-Mountazer, faisant deux morts et neuf blessés», a indiqué à l’AFP un officier de police sous le couvert de l’anonymat. «Il a été empêché d’entrer et s’est fait exploser dès l’entrée», a précisé un autre officier, également sous le couvert de l’anonymat. L’attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat. De nombreux membres des forces de sécurité étaient déployés aux abords de la mosquée qui n’était pas accessible, a constaté un photographe de l’AFP.

Dévasté par des années de conflits et de violences, l’Irak a annoncé en décembre 2017 la «fin de la guerre» contre l’EI, chassé de l’ensemble des zones urbaines et peuplées qu’il contrôlait depuis 2014 à travers le pays. Le groupe ultraradical conserve toutefois des cellules clandestines, notamment dans les zones montagneuses ou désertiques et le long de la frontière poreuse avec la Syrie. Il a revendiqué plusieurs attentats meurtriers en Irak, pays majoritairement chiite.

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