Entre 4 000 et 5 000 personnes sont attendues, samedi 22 juin, à Belfort (Bourgogne-Franche-Comté) pour un rassemblement de soutien aux salariés de General Electric menacés par un plan social, rapporte France Bleu Belfort-Montbéliard.

Les syndicats prendront la parole à 14 heures devant la Maison du peuple avant de parcourir la ville. Cette marche pourrait finalement prendre la forme d’une chaîne si la mobilisation est au rendez-vous car le parcours ne fait qu’un kilomètre.

Les salariés, leurs familles, des sous-traitants de GE ou encore des personnalités politiques sont attendus. Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, s’est déjà annoncé. Les commerçants ont été invités à baisser le rideau, pendant une heure, de 14h30 à 15h30 pour symboliser une « ville morte ». Des « gilets jaunes » vont également se mobiliser.

Vendredi, les syndicats ont empêché pour la deuxième fois la tenue de la première réunion d’information sur le plan social qui prévoit environ un millier de suppressions de postes. La direction a malgré tout d’ores et déjà convoqué la deuxième réunion qui se tiendra le 26 juin, à la veille d’une audience au tribunal de grande instance de Belfort, devant lequel l’intersyndicale a assigné l’entreprise au motif que GE n’aurait pas cherché de pistes de diversification avant de lancer le plan.

Annoncé le 28 mai par GE, le plan social envisage la suppression de 1 050 emplois en France, dont 800 dans l’entité belfortaine produisant des turbines à gaz et qui emploie 1 900 personnes. Au total, GE emploie 4 300 salariés à Belfort. L’intersyndicale a lancé une pétition en ligne « pour le retrait du plan massif de délocalisation de 1 000 emplois » qui a déjà recueillie plus de 15 000 signatures.

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