« Je pense vraiment que quelque chose va se passer, c’est mon rêve d’y parvenir avant la fin de mon premier mandat », avait déclaré en septembre 2018 le président américain Donald Trump au sujet de son plan de paix censé régler le conflit israélo-palestinien, qu’il a baptisé « l’accord ultime ».

Alors qu’il était jusqu’ici confidentiel, et l’objet de nombreuses spéculations, une partie de ce plan promis de longue date, son volet économique, a été dévoilé samedi sur le site Internet de la Maison Blanche. Il sera présenté officiellement la semaine prochaine à Bahreïn par son concepteur, le gendre et conseiller du chef de l’État américain, Jared Kushner.

Les détails de ce volet, qui fait miroiter aux Palestiniens les retombées économiques d’un accord de paix, sont révélés dans un document intitulé « La paix pour la prospérité ». Il est précisé qu’il vise à fournir au peuple palestinien « les moyens de bâtir une société palestinienne prospère et dynamique. Il consiste en trois initiatives destinées à soutenir les piliers de la société : l’économie, le peuple et le gouvernement. »

Toutefois, aucune mention d’un éventuel volet politique, qui selon des responsables sera dévoilé à l’automne, après les législatives israéliennes, n’y figure. Pas plus qu’il n’est question dans le texte de la création d’un État palestinien, pourtant exigence première de l’Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas.

Etiquette: ;