Le Président turc a réaffirmé la détermination de son pays à déployer des systèmes antiaériens S-400 sur son territoire en dépit des menaces de sanctions proférées par les États-Unis.

L’achat de systèmes de missiles russes S-400 par Ankara est une affaire conclue et la Turquie est prête à riposter aux éventuelles sanctions promises par les États-Unis en lien avec ce contrat, a déclaré le dirigeant turc Recep Tayyip Erdogan.

Ces derniers mois, la partie américaine a multiplié les menaces en vue de dissuader la Turquie d’acquérir des S-400. Le Président Erdogan a recommandé à Washington de «réfléchir très soigneusement» avant de mettre ses menaces en œuvre:

«Nous aurons nos propres sanctions à leur encontre», a promis le Président turc.

M.Erdogan affirme que ses relations avec Donald Trump restent solides, alors que «nos rapports avec ceux qui travaillent pour lui sont bien différents».

Pour le Pentagone, l’acquisition des systèmes de défense antiaérienne S-400 par la Turquie crée des «risques inacceptables» pour les États-Unis.Fin 2017, Ankara a signé avec Moscou un contrat estimé à plus de 2,1 milliards d’euros pour la livraison de S-400, prévue en juillet 2019. Selon le ministère turc de la Défense, Ankara commencera à déployer les S-400 sur son territoire dès octobre 2019.

Washington a prévenu la Turquie que le contrat conclu avec Moscou pourrait remettre en cause l’achat d’avions de chasse furtifs F-35 à Lockheed Martin. Pourtant, Recep Tayyip Erdogan a à plusieurs reprises promis que son pays ne reviendrait pas sur sa décision d’acheter des S-400.

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