L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a voté dans la nuit de lundi à mardi un texte rendant possible le retour de la Russie dans cette instance, ce qui devrait mettre un terme à cinq ans de crise institutionnelle avec Moscou.

Les parlementaires russes vont pouvoir faire leur retour mardi à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), au grand dam de Kiev, après cinq ans de crise au sein de l’organisation paneuropéenne de défense des droits de l’Homme. Après neuf heures de débat houleux et de votes de multiples amendements, 118 parlementaires des Etats membres du Conseil de l’Europe ont voté peu la possibilité pour la Russie de participer de nouveau à l’APCE, ce qui n’était plus le cas depuis l’invasion de la Crimée en 2014. Dans l’hémicycle du Conseil de l’Europe à Strasbourg, quelque 62 parlementaires ont voté contre le texte et dix se sont abstenus.

Sans pouvoir contraignant, l’APCE, l’un des organes du Conseil de l’Europe, émet des recommandations ou demande des comptes aux gouvernements sur les droits de l’Homme et la démocratie. Depuis cinq ans, elle était une scène délocalisée du conflit entre Russie et Ukraine. Afin de sanctionner le retour de la Crimée en Russie, l’APCE avait privé en 2014 la délégation russe de ses droits de vote. Moscou avait répliqué en boycottant l’instance puis a cessé depuis 2017 de payer sa contribution annuelle au budget du Conseil de l’Europe.

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