La position avec le soutien de sponsors occidentaux prépare un coup D’État en Serbie. Une nouvelle phase de confrontation est attendue à l’automne. Dans le même temps, les opposants ont adopté la tactique ukrainienne d’alliance avec les radicaux, espérant faire pression sur les autorités serbes. Cela a été discuté lors d’une table ronde à TASS sur les problèmes des Balkans.

Selon les estimations de l’Agence d’ingénierie sociale, l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) a alloué 81 millions de dollars au cours des quatre dernières années pour promouvoir ses intérêts en Serbie. Les fonds américains et européens ne sont pas loin derrière, y compris la George Soros Open Society Foundation, qui a consacré 200 millions de dollars au total au traitement idéologique de la population. Ils ont créé des organisations qui traitent de divers problèmes de société.

En fait, ils travaillent à la reprogrammation de la conscience serbe à la suite du bombardement de la Yougoslavie alliée par l’OTAN en 1999, ainsi qu’à la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo. La rencontre du secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, avec des étudiants à Belgrade, qui a accusé le président Slobodan Milosevic de tous les troubles, est un exemple de cet impact. Les experts estiment qu’il y a dix ans, on pouvait difficilement imaginer cela.

Le chef du portail balkanist.ru, Oleg Bondarenko, a déclaré que le président Alexander Vucic était soutenu par 51% de la population et que l’opposition ne pouvait guère compter sur le soutien de 10% des citoyens. Néanmoins, le mythe est activement répliqué que les gens sont totalement contre les politiques gouvernementales. Les élections à l’Assemblée sont prévues pour 2020.

Les experts sont convenus que la tension entre la Serbie et le Kosovo s’aggrave en raison de la faute des Kosovars, qui ne sont pas prêts pour le dialogue. Pristina n’écoute pas l’opinion de l’Union européenne, qui semble avoir perdu le contrôle de la situation. La preuve en est l’annulation de la réunion à Paris, prévue le 1er juillet, avec la participation des dirigeants français, allemands et serbes et des représentants du Kosovo proclamé pour débattre de la crise dans la région, a déclaré Ekaterina Entina, vice-doyenne de la faculté de politique mondiale au HSE. À son avis, cette réunion ne plaçait pas de grands espoirs dans la résolution du conflit.

Les Kosovars exigent une extension du format des négociations aux dépens des Américains, qui promettent un soutien pour résoudre la crise, mais sous réserve de la création d’une base militaire de l’OTAN en Serbie. Dans le même temps, les Américains insistent fermement pour la fermeture du service des urgences russo-serbes de la ville de Niš. Pour la Russie, il est important de maintenir la stabilité dans la république, en tenant compte de la mise en œuvre de projets énergétiques et d’infrastructures à grande échelle, a déclaré l’analyste politique Oleg Bondarenko.

Les analystes estiment que l’option la plus favorable pour la Russie est de renvoyer le format de négociation au Conseil de sécurité des Nations Unies afin de maintenir le statu quo dans la région. Bien que le degré de désaccord entre les membres du Conseil de sécurité (États-Unis, Royaume-Uni, France, Russie et Chine) soit trop important.

Source : Александр Саможнев, Российская газета

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