Un dispositif policier particulièrement important au coeur d’Alger n’a pas empêché une forte mobilisation vendredi pour la 19e grande manifestation hebdomadaire contre le régime, au lendemain d’une nouvelle fin de non-recevoir de l’armée aux revendications des protestataires.

Sous un soleil de plomb, une foule massive a sillonné toute l’après-midi les rues du centre de la capitale algérienne, au milieu de très nombreux policiers en uniforme et en civil, selon un journaliste de l’AFP.

Une centaine de fourgons de police – bien plus que d’habitude – y étaient garés, ainsi que des canons à eau et des bulldozers antibarricades.

Après le début de la marche, la police, d’habitude passive dès que la foule est dense, a ciblé les porteurs de symboles berbères, notamment de drapeaux, conformément aux instructions données la semaine précédente par le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, devenu l’homme fort du pays depuis que la contestation a poussé le président Abdelaziz Bouteflika à la démission le 2 avril.

Des policiers ont notamment fait usage de sprays lacrymogènes pour se replier après être allés arrêter un porteur de drapeau berbère, provoquant la colère des manifestants. Ceux-ci ont été calmés par les bénévoles chargés de faire respecter le mot d’ordre pacifique de la protestation.

Le cortège s’est dispersé sans incidents en fin d’après-midi, comme ceux qui ont parcouru les rues d’autres villes d’Algérie, selon le site d’information Tout sur l’Algérie (TSA)

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