Vendredi, le 28 juin, Emmanuel Macron a rencontré à Osaka (Japon) pour la première fois son homologue brésilien Jair Bolsonaro qu’il a appelé à ne pas sortir de l’accord de Paris sur le climat, a indiqué la présidence française.

Les deux chefs d’l’Etat, qui ne se connaissaient pas, ont «eu une discussion très directe» en marge du sommet du G20, a précisé l’Elysée. Emmanuel Macron a «insisté sur la nécessité que le Brésil reste dans l’accord de Paris» alors que Jair Bolsonaro avait évoqué un possible retrait au cours de la campagne présidentielle. Mais il «a confirmé sa volonté de demeurer dans l’accord», selon l’Elysée.

Le porte-parole de la présidence brésilienne a confirmé de son côté que Jair Bolsonaro avait redit que le Brésil «resterait» dans l’Accord de Paris sur le climat, et qu’il avait profité de cette rencontre pour inviter Emmanuel Macron «à visiter le Brésil, et particulièrement la région amazonienne». L’objectif d’une telle visite serait qu«’elle puisse contribuer» à démontrer «les efforts du président Bolsonaro, avec le gouvernement, en faveur de la préservation de l’environnement», selon le porte-parole.

La première rencontre des deux dirigeants a été «informelle» et «amicale», a poursuivi Otávio do Rego Barros. «Pourquoi n’en aurait-il pas été ainsi?», a-t-il demandé lors d’une conférence de presse à Osaka, alors que beaucoup de sujets opposent pourtant les deux dirigeants. Il a précisé qu’Emmanuel Macron et Jair Bolsonaro avaient parlé non seulement du climat, mais aussi des négociations sur le traité de libre-échange UE-Mercosur «très avancées». Le chef de l’Etat français avait exprimé jeudi sa crainte que le Brésil ne suive l’exemple des Etats-Unis, qui ont décidé de quitter l’accord en 2017, et ne rejoigne ces derniers en ne signant pas la déclaration sur le climat attendue en clôture du sommet vendredi.

Dans ce cas, Emmanuel Macron a indiqué qu’il s’opposerait à la signature du pacte commercial entre l’UE et le Mercosur. Il a également fait part de ses préoccupations sur la déforestation de l’Amazonie, dont l’avait alerté le chef indien Raoni qu’il avait reçu à l’Elysée en mai. Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian se rendra en juillet au Brésil, a précisé l’Elysée.

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