Après plus de deux ans d’attente pour obtenir l’autorisation du gouvernement danois, l’opérateur Nord Stream 2 AG abandonne l’itinéraire initial du gazoduc, qui devait passer dans les eaux territoriales de ce pays. La société a deux projets de tracés alternatifs.

L’opérateur Nord Stream 2 AG a révoqué la demande d’obtention d’autorisation des autorités danoises pour le tracé principal du gazoduc, qui devait passer au sud de l’île de Bornholm, dans les eaux territoriales du Danemark, a fait savoir le 28 juin sur son site Nord Stream 2 AG. L’Agence Danoise de l’Énergie (DEA) a été informée de cette décision le même jour.

«Cette mesure était nécessaire puisque depuis plus de deux ans, depuis le dépôt de cette demande, l’ancien gouvernement du Danemark n’a pas montré que la décision serait prise», a déclaré Matthias Warnig, directeur général du groupe.

Selon lui, les investisseurs ont besoin de «sécurité juridique» et de la «protection de leurs attentes».Dans son communiqué, l’opérateur indique également que la production de gaz en Europe peut baisser deux fois plus d’ici 2035 et que les pays européens devront donc augmenter leurs importations. Dans ce contexte, le Nord Stream 2 peut contribuer à la sécurité des livraisons et à la stabilité des prix.

Selon les amendements à la loi danoise sur le plateau continental entrés en vigueur le 1er janvier 2018, la diplomatie du pays a le droit de bloquer la construction des infrastructures dans ses eaux territoriales.

En août 2018, le groupe Nord Stream 2 AG a annoncé avoir présenté aux autorités danoises un projet d’itinéraire alternatif qui passait au nord-ouest de l’île de Bornholm. En mai dernier, la société a proposé un autre tracé passant au sud-est de l’île.

Ces deux routes ne traversent pas les eaux territoriales du Danemark mais sa zone économique exclusive. Dans ce cas, l’opérateur du gazoduc n’a pas besoin d’obtenir l’approbation du ministre danois des Affaires étrangères.

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