Le ministre espagnol des Affaires étrangères Josep Borrell a expliqué pourquoi il avait qualifié la Russie, dans une interview accordée au quotidien El Periodico fin mai, de «vieil ennemi». Selon lui, sa déclaration a été «mal comprise».

Josep Borrell, chef de la diplomatie espagnole, a expliqué au quotidien El Periodico que Moscou avait mal interprété sa déclaration, dans laquelle il désignait la Russie comme un «ennemi»:

«Je crois que les Russes ne l’ont pas bien comprise. Je ne disais pas que la Russie est un ennemi pour l’Espagne, je parlais de l’Europe. J’ai dit que l’Europe voyait que son ancien défenseur, les États-Unis, cessait de la défendre et que son ancien rival et ennemi apparaissait de nouveau, sous-entendant l’URSS», a-t-il déclaré lors d’une nouvelle interview.

Josep Borrell s’est étonné que les Russes aient «réagi de manière trop excessive», puisque il n’y a «aucun problème» entre les deux pays.

Au mois de mai, lors d’un premier entretien avec El Periodico portant sur les défis géopolitiques de l’Union européenne, il avait qualifié la Russie de «vieil ennemi», affirmant que Moscou, de par sa présence internationale grandissante, «se transformait en une menace».Le ministère russe des Affaires étrangères a remis une note à l’ambassadeur d’Espagne en Russie, Fernando Valderrama Pareja, soulignant que ces mots ternissaient les relations bilatérales amicales entre les deux nations.

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