Le Premier ministre français a affirmé le 28 juin qu’aucune «conviction religieuse» ne pouvait déroger aux règles s’appliquant dans les lieux publics. Cette déclaration est intervenue quelques jours après une nouvelle action coup de poing visant à revendiquer le droit des musulmanes de se baigner en burkini.

Interrogé par un internaute sur le «communautarisme» dans les services publics lors de son direct sur Facebook, Édouard Philippe a commenté une action de «désobéissance civique» menée le 23 juin par certaines musulmanes dans une piscine municipale de Grenoble.

Il a notamment rappelé «le principe de laïcité», lequel prévoit «l’absolue neutralité de l’État s’agissant de religion» et «la liberté de conscience».

«Dans les piscines publiques il y a des règles sur les tenues qui doivent être utilisées pour venir se baigner et aucune conviction religieuse ne peut venir faire obstacle au respect de ces règles», a-t-il annoncé en précisant que cela ne voulait pas dire que l’État était «contre telle ou telle religion».  

Il a aussi estimé que si ces règles n’étaient pas respectées les choses pouvaient «vite déraper».

Le 23 juin, une dizaine de femmes portant des burkinis et accompagnées de militants de l’Alliance Citoyenne ont pénétré dans une piscine municipale de Grenoble. Il s’agit de la deuxième opération de ce genre. En mai, des femmes soutenues par cette même association citoyenne avaient déjà investi une autre piscine municipale de la ville.

Devant la presse, elles avaient justifié cet «acte de désobéissance civile» comme une protestation contre les règlements des piscines qu’elles jugent discriminatoires.

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