Lors du sommet du G20 à Tokyo, le président de la République a assuré qu’il n’était pas du tout en froid avec le président américain. Macron et Trump n’ont pas eu de rencontre en tête-à-tête lors de ce sommet.

Emmanuel Macron a annoncé samedi qu’il se rendrait en novembre en Chine et reverrait Vladimir Poutine « dans les prochaines semaines ». Il assure par ailleurs n’être « pas du tout » en froid avec Donald Trump, avec qui il n’a pas eu de rencontre bilatérale au sommet du G20 au Japon.

Interrogé durant la conférence de presse finale sur l’absence d’une rencontre en tête à tête avec son homologue américain, le chef de l’Etat a rappelé qu’il avait vu « longuement » Donald Trump le 6 juin à l’occasion du 75e anniversaire du Débarquement en Normandie. « Je ne suis ni en manque ni en état de frustration », a-t-il indiqué.

A la question: « êtes-vous en froid? », il a répondu: « Pas du tout. J’ai tout entendu sur ma relation avec le président Trump depuis que je suis président : trop chaleureuse ou trop froide. Nous sommes différents, nous nous apprécions et nous travaillons ensemble ».

« L’unilatéralisme ne mène nulle part »

Les deux dirigeants s’opposent sur de nombreux dossiers, en particulier le commerce ou le climat, qui ont été au coeur du sommet. « L’unilatéralisme ne mène nulle part », a estimé Emmanuel Macron.

Après un long entretien avec Vladimir Poutine jeudi soir, il a indiqué qu’il aurait « dans les prochaines semaines une rencontre bilatérale avec le président » russe. Ni date ni lieu n’ont été actés pour ce rendez-vous qui pourrait se tenir avant le sommet du G7 que la France organise fin août à Biarritz.

A Shanghai et à Pékin en novembre

« Je considère que, dans le cadre de la présidence du G7, il est indispensable que nous puissions prendre cette initiative » avec la Russie afin d’« explorer toutes les formes de coopération sur les grands sujets de destabilisation ou de conflit, sans naïveté mais sans que la porte ne soit fermée », a expliqué Emmanuel Macron. En précisant qu’il ne s’agissait « pas de changer le format du G7 », qui s’appelait G8 avant que la Russie n’en soit exclue en 2014 pour protester contre le rattachement de la Crimée.

Emmanuel Macron a par ailleurs annoncé qu’il se rendrait « les 5 et 6 novembre à Shanghai et à Pékin », après une première visite en 2018 durant laquelle il avait émis son souhait de venir une fois par an en Chine. Son déplacement coïncidera avec l’exposition internationale de l’Importation de Shanghaï.

Au cours d’un entretien bilatéral samedi avec le président Xi Jinping, Emmanuel Macron a salué la signature d’un accord sino-français renforçant la coopération sur le climat, notamment pour mieux lutter contre les gaz HFC, utilisés par les climatiseurs.

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