Selon l’Elysée, la politique italienne de fermeture des ports est contraire au droit maritime.

Le ton monte entre Rome, Berlin et Paris après l’arrestation mouvementée par les autorités italiennes de la jeune capitaine du navire humanitaire Sea-Watch, accusée d’avoir accosté de force à Lampedusa pour débarquer des migrants qu’elle avait secourus en Méditerranée.

Très critiques face à l’attitude de l’Italie dans cette affaire, Paris et Berlin ont durement réagi.

La France, qui a accepté d’accueillir 10 des 40 migrants du Sea-Watch, a jugé samedi, via son ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, que la politique italienne de fermeture des ports était contraire au droit maritime.

Tandis que la ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a demandé une « clarification rapide » des accusations pesant contre Carola Rackete, estimant que « sauver des vies est une obligation humanitaire » et que le sauvetage en mer ne devait pas « être criminalisé ».

Dimanche, le président de la République allemande Frank-Walter Steinmeier a lui aussi exprimé des reproches à Italie, « un pays fondateur de l’Europe dont on s’attendrait qu’il gère une telle affaire autrement », a-t-il déclaré sur la ZDF.

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