Retrait sous 24 heures des contenus haineux, bouton unique de signalement, coopération judiciaire: au menu mercredi de l’Assemblée, une proposition de loi LREM entend responsabiliser réseaux sociaux et plateformes, au risque de leur donner trop de pouvoir selon les oppositions.

Internet est « le premier lieu d’expression de la haine aujourd’hui », selon son auteure, la députée de Paris Laetitia Avia. Or « l’impunité règne » après menaces de mort, injures, propos racistes, antisémites, homophobes…

« Peu de plaintes sont déposées, peu d’enquêtes aboutissent, peu de condamnation sont prononcées », constate cette avocate de profession, elle-même déjà victime d’un « torrent de haine » pour « le seul fait d’être noire ».

« On pose des briques pour une régulation, mais ça prendra du temps », avertit déjà le secrétaire d’Etat au Numérique Cédric O, soulignant dans une interview au journal 20 Minutes lundi qu' »aucun pays dans le monde n’a encore résolu le problème ».

En première lecture jusqu’à jeudi soir, la proposition de loi sera mise au vote mardi 9 juillet.

Le gouvernement entend s’afficher aux avant-postes d’un mouvement mondial de régulation, que même certains géants de l’internet comme Facebook appellent de leurs voeux.

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