En provoquant Ankara, le maréchal libyen Khalifa Haftar tente de faire oublier le revers subi dans la bataille de Tripoli et de susciter un surcroît d’implication de ses soutiens, au risque d’exacerber la guerre par procuration entre puissances du Moyen-Orient, selon des experts.

L’homme fort de l’est libyen, qui mène depuis trois mois une offensive pour s’emparer de la capitale, a menacé vendredi de s’en prendre aux intérêts turcs dans le pays, accusant Ankara de soutenir militairement ses rivaux du Gouvernement d’union (GNA), reconnu par l’ONU.

Ses forces sont ensuite passées à l’action, en arrêtant six ressortissants turcs, finalement libérés lundi, au lendemain de menaces de représailles d’Ankara.

Les forces pro-Haftar ont également annoncé dimanche soir avoir détruit au cours d’une frappe un « drone turc » à l’aéroport de Mitiga, près de Tripoli.

Les menaces de Khalifa Haftar contre la Turquie, le 27 juin, sont intervenues au lendemain de l’annonce de la prise par les forces pro-GNA de Gharyan, ville située à une centaine de kilomètres de Tripoli dont le maréchal avait fait son centre opérationnel dans son offensive contre la capitale, à plus de 1.000 km de son bastion de Benghazi (est).

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