Le gouvernement français ne compte pas ratifier l’accord de libre-échange UE-Mercosur et envisage de demander «des garanties» aux pays latino-américains signataires du document, a fait savoir la porte-parole gouvernementale.

Défendu par le Président Macron mais très contesté par les agriculteurs et les écologistes, l’accord de libre-échange signé entre l’Union européenne et des pays d’Amérique du Sud ne sera pas ratifié en France dans son état actuel, a promis la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.

«Moi, je ne peux pas vous dire que nous allons aujourd’hui ratifier [l’accord]. On va le regarder dans le détail et en fonction de ce détail, nous allons décider», a expliqué Mme Ndiaye.

Selon elle, la France envisage de demander «des garanties» aux pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) face aux craintes de ses agriculteurs qui redoutent une inondation du marché par les produits latino-américains et dénoncent la concurrence déloyale avec les normes environnementales européennes.La partie française a déjà «demandé une clause de sauvegarde» qui «permet de décider de stopper net les importations dans les filières fragiles s’il y a une déstabilisation manifeste de ces filières», a fait savoir la porte-parole.

Le texte, qui doit être approuvé dans chaque État membre de l’UE, suscite également des controverses de l’autre côté de l’Atlantique. Ainsi, en Argentine, l’opposition a déjà promis qu’elle ne ratifierait pas non plus le document.Pour sa part, le Président Emmanuel Macron avait salué la conclusion du traité tout en se disant «vigilant» sur sa mise en oeuvre.

«Cet accord est bon à ce stade, il va dans la bonne direction mais nous serons très vigilants», a-t-il déclaré en marge du G20 au Japon.

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