Coups de canon à eau et de gaz lacrymogène, la police suisse a violemment dispersé une manifestation de la diaspora camerounaise le 29 juin à Genève. Surnommé «Les anti-sardinards», ce nouveau groupe d’opposition réclame le départ du pouvoir du chef de l’État Paul Biya.

«Avec les dernières élections présidentielles, d’aucuns dénoncent une fraude qui aurait favorisé la réélection de l’actuel président (Paul Biya ndlr). Pour cette raison, des Camerounais veulent que les choses changent; voilà pourquoi ils ont organisé cette manifestation à Genève pour faire entendre leurs voix», commente pour Sputnik, Wanah Immanuel Bumakor, expert des relations internationales, au sujet des manifestations anti Biya organisées le samedi 29 juin à Genève.  

Environ 250 personnes ont protesté samedi 29 juin à Genève devant l’hôtel Intercontinental où se trouve le Président Paul Biya depuis le 23 juin. Une manifestation qui a été dispersée par la police à coups de canon à eau et de gaz lacrymogène. Depuis lors, le sujet est au centre de tous les débats au Cameroun. Dans les rangs du parti au pouvoir, cette sortie de la diaspora anti Biya est considérée comme une provocation de trop à l’encontre de l’institution que représente le Président de la République comme le martèle Robert Mouthe Ambassa, membre du comité central du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).

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