tuL’ex-ministre portugais de la Défense José Alberto Azeredo Lopes a annoncé vendredi avoir été mis en examen pour son rôle dans la dissimulation d’une rocambolesque affaire de vol de matériel de guerre qui lui a coûté son poste au gouvernement.

«J’ai été mis en examen hier (jeudi) dans le cadre de la procédure de « l’affaire Tancos »», a-t-il indiqué dans un communiqué à l’agence de presse Lusa, en référence au nom de la base où étaient entreposées les armes dérobées. D’après les médias locaux, il est soupçonné de «déni de justice».

Plusieurs responsables de la police militaire judiciaire et de la gendarmerie nationale ont été interpellés fin septembre, soupçonnés d’avoir orchestré le recouvrement du matériel de guerre avec les auteurs du vol qui espéraient ainsi échapper aux autorités. Au total, entre les auteurs présumés du vol et leurs complices, 24 personnes ont été mises en examen dans cette affaire.

Politiquement affaibli par ce scandale, José Alberto Azeredo Lopes avait démissionné du gouvernement socialiste en octobre dernier, tout en démentant alors avoir été informé «d’une quelconque opération de dissimulation». Mais, selon la presse locale, un des responsables de la police judiciaire militaire aurait témoigné que le ministère de la Défense avait reçu un rapport décrivant l’opération montée pour retrouver le matériel.

Fin juin 2017, des inconnus ont pénétré dans un dépôt d’armes de l’armée de terre portugaise à Tancos, dans le centre du pays, et y ont dérobé 150 grenades à main, 44 roquettes antichar, 18 grenades lacrymogènes et 1450 cartouches. Cet arsenal, à l’exception des munitions, a été découvert à la suite d’une dénonciation anonyme, dans un terrain vague situé à une vingtaine de kilomètres du dépôt.

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