La Cour suprême de Gibraltar a prolongé la détention du pétrolier iranien saisi le 4 juillet, malgré l’appel de Téhéran à relâcher «immédiatement» ce navire qui est soupçonné de livrer du brut à la Syrie.

La Cour suprême de Gibraltar a prolongé vendredi 5 juillet de 14 jours la détention du pétrolier iranien Grace 1. Le navire sera immobilisé jusqu’au 19 juillet, a annoncé le procureur général du territoire britannique.

«La Cour suprême a émis l’ordre d’aujourd’hui en se basant sur des motifs jugés raisonnables de considérer la détention du Grace 1 réalisée comme conforme au règlement 36/2012 de l’Union européenne (UE) sur les sanctions contre la Syrie», a déclaré le gouvernement de Gibraltar.

Selon les autorités, «il n’y a eu aucune demande politique à aucun moment de la part d’aucun gouvernement». La décision a été prise «sur la base de la violation des lois existantes et non sur la base de considérations de politique étrangère».

L’interception du pétrolier iranien à Gibraltar

Le 4 juillet, des responsables espagnols avaient déclaré que le Grace 1, un pétrolier battant pavillon panaméen et transportant du pétrole iranien en Syrie, avait été arraisonné par des patrouilleurs britanniques au large de Gibraltar, sur consigne des États-Unis.

Dans un communiqué, le gouvernement de Gibraltar, territoire britannique situé à la pointe sud de l’Espagne, a affirmé que, selon ses estimations, les cuves du Grace 1 pouvaient contenir du pétrole destiné à la raffinerie syrienne de Banyas.En réaction à l’arraisonnement de ce navire, Téhéran a convoqué l’ambassadeur du Royaume-Uni en Iran pour dénoncer «l’interception illégale d’un pétrolier iranien», selon le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes.

Le secrétaire du Conseil de discernement de l’intérêt supérieur de l’Iran a déclaré le 5 juillet sur Twitter que les autorités iraniennes devaient «agir réciproquement» si Londres ne relâchait pas le pétrolier iranien arraisonné dans le détroit de Gibraltar.

D’une capacité de 300.000 tonnes, le Grace 1 bat pavillon panaméen et est exploité par la compagnie IShips Management Pte Ltd, établie à Singapour, d’après les banques de données du transport maritime.

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