Un professeur de sport qui mettait hors service des parcmètres à Bordeaux à l’aide de peinture et de silicone risque deux ans de prison. Il agissait par motif «politique».

Un professeur d’éducation physique et sportive de Bègles (Gironde) doit répondre ce mardi, devant le tribunal correctionnel de Bordeaux, du vandalisme de plusieurs dizaines d’horodateurs dans le centre-ville.

Le quinquagénaire encourt jusqu’à deux ans de prison et 30.000 euros d’amende, relate Le Parisien. Interpellé début juin en flagrant délit, il a reconnu une trentaine de dégradations, donc une partie des faits. Pour sa part, l’exploitant des horodateurs, la société Urbis Park, compte dans sa plainte une centaine de dégradations et évalue le préjudice à 20.000 euros.

Peinture et silicone pour dégrader les parcmètres

En opérant sur les horodateurs, l’enseignant rendait les claviers illisibles en les couvrant de peinture et de silicone. Il agissait en quelques instants seulement, en passant à pied dans le secteur visé ou en descendant de sa propre voiture.Il n’avait encore jamais eu affaire à la justice. Les enquêteurs, avertis par un passant ayant aperçu le quinquagénaire en train d’enduire de peinture un horodateur, ont attendu le bon moment pour l’interpeller. Début juin, il a ainsi été pris en flagrant délit.

Un motif «politique»?

L’homme a tenté de minimiser l’ampleur de son entreprise en faisant allusion à un motif «politique». Il entendait protester contre la disparité d’implantation, selon lui, des horodateurs dans le centre-ville, estimant ainsi qu’ils étaient trop nombreux dans les quartiers populaires par rapport à ceux des secteurs plus huppés.

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