Le Trésor britannique a rendu public jeudi un projet de loi de taxe sur les entreprises du numérique, le jour même où le Parlement français a voté une loi pour taxer les géants du secteur malgré des menaces de représailles américaines.

«Cette taxe sur les services numériques est conçue de manière à assurer l’équité et la compétitivité de notre système d’impôts dans ce secteur, en attendant un accord international plus permanent», a expliqué Jesse Norman, un haut responsable du Trésor.

Annoncée en octobre dernier par Philip Hammond, le ministre des Finances, cette taxe devrait s’élever à 2% sur certains services numériques bien identifiés : «moteurs de recherche, réseaux sociaux et galeries marchandes en ligne», d’après le Trésor.

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Prévue pour le mois d’avril prochain, elle ne s’appliquera qu’aux entreprises générant plus de 500 millions de livres de chiffre d’affaires annuel (560 millions d’euros) et pourrait rapporter autour de 400 millions de livres par an d’ici à 2022.

Sans les nommer, la taxe vise directement les géants américains du numérique, les «Gafa» (Google, Amazon, Facebook, Apple), dont le faible montant des impôts payés au Royaume-Uni fait régulièrement les gros titres de la presse.

De son coté, la France vient de voter jeudi une loi similaire, inspirée d’un projet européen avorté, sur fond de tensions avec les États-Unis qui menacent la France de prendre des mesures de rétorsion. D’autres pays attendent des mesures de l’OCDE pour se lancer.

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