Un homme de nationalité syrienne, réfugié en France et interpellé à Mont-de-Marsan, est soupçonné du viol et du meurtre de Johanna Blanes. Son ADN était présent sur les lieux et il possédait sur lui la carte SIM de la victime.

Quatre hommes, dont un réfugié politique syrien, sont soupçonnés par la police d’avoir participé au meurtre à Mont-de-Marsan d’une jeune femme sur le corps de laquelle ont été retrouvées «des traces de violence de nature sexuelle», a annoncé le 12 juillet le procureur Olivier Janson.

Les enquêteurs sont remontés jusqu’au premier suspect grâce au téléphone de la victime, absent de la scène de crime: la police a géolocalisé l’appareil qui avait fait l’objet d’une «manipulation quelques heures après le décès» avec l’introduction d’une nouvelle carte SIM. Cela leur a permis de «faire le lien avec un numéro connu des services de police» dont le propriétaire a été interpellé jeudi matin.Des «éléments génétiques» recueillis sur le corps de la victime et sur la scène de crime ont parallèlement permis de remonter au même homme qui était inscrit au fichier national automatisé des empreintes génétiques, indique l’AFP.

L’homme, âgé de 32 ans, de nationalité syrienne, «bénéficie du statut de réfugié politique». À son domicile, les enquêteurs ont retrouvé des effets, dont le téléphone portable, de la victime. Ils ont retrouvé sur lui la carte SIM.

Trois autres hommes, qui vivaient au même endroit, ont aussi été placés en garde à vue le 11 juillet, a ajouté M.Janson, selon qui «il n’est pas encore possible d’exclure la possibilité d’un viol et meurtre qui pourraient avoir été commis par plusieurs personnes».Le réfugié syrien, qui conteste les faits, était connu des services de police et de la justice «pour des faits de violence de nature conjugale», a relevé le procureur. Sa femme et ses enfants ont été pris en charge par les services sociaux et lui-même a été condamné début 2019 à huit mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve, un jugement contre lequel il a fait appel.

Meurtre de Johanna Blanes à Mont-de-Marsan

Le corps de Johanna Blanes, 24 ans, avait été retrouvé dans un tunnel situé sous une voie ferrée, reliant les communes de Mont-de-Marsan et Saint-Pierre-du-Mont, où elle demeurait depuis plusieurs années. L’autopsie a permis de déterminer qu’elle avait été victime d’une «asphyxie mécanique», correspondant à un étranglement, a annoncé le procureur.

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