Avant la « révolution de couleu », qui a fait venir au pouvoir une opposition et le président Slobodan Milosevic a été envoyé devant le tribunal, la République Fédérale de Yougoslavie n »a songé pas à l’intégration européenne, a déclaré mercredi 17 juillet, le conseiller scientifique de l’Institut d’études politiques de Belgrade, Zoran Milosevic, dans son commentaire pour l’édition «EADaily».

Selon lui, la position du peuple serbe, qui était jusque-là attachée à la CEI, a été remplacée de force et le « gouvernement semi-fantoche » a présenté l’adhésion à l’Union européenne en tant que plan stratégique pour le pays.

“Ensuite, les projets de l’élite politique de Serbie et de son peuple ont pris différentes formes. Les citoyens sont restés fidèles à leurs propres valeurs et l’élite a rappelé tout ce qu’il fallait de Belgrade à Bruxelles», a expliqué l’expert.

Dans le même temps, M. Milosevic a attiré l’attention sur le fait que l’UE n’avait jamais dressé de liste complète des conditions à remplir pour l’adhésion de la communauté serbe. Il est possible que l’adhésion à l’OTAN soit également une condition, a-t-il souligné. Dans le même temps, pendant la crise yougoslave, Bruxelles n’a jamais proposé de solution globale aux problèmes, mais a plutôt adopté une approche locale qui n’a fait de la Serbie que de la « peau de chagrin », en la transformant en un «État insignifiant ».

«Parfois, il y a une question sur la région Rasc, la question de la Vojvodine, où les partis séparatistes fonctionnent», note l’expert.

« Cela montre clairement que si la Serbie continue de suivre le cours politique actuel, elle ne pourra pas rester à l’intérieur de ses frontières ».

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