Assurant avoir été victime, entre 13 et 15 ans, de plusieurs viols par une vingtaine de pompiers de Paris, cette jeune femme, aujourd’hui âgée de 23 ans, lutte depuis 8 ans pour les traîner en justice. À l’issue d’une longue enquête, les faits ont été requalifiés en «atteintes sexuelles sur mineur de 15 ans», informe RMC.

Huit ans d’enquête et les hommes –un groupe de pompiers de Paris– qui, comme elle l’assure, l’ont violée à plusieurs reprises et parfois en réunion entre ses 13 et 15 ans, comparaîtront devant le tribunal correctionnel et non devant la cour d’assises. Les faits, qui datent de dix ans ont en effet été récemment requalifiés par la justice en «atteintes sexuelles sur mineur de 15ans» et non plus comme viols, d’après RMC.

«Intervention» des pompiers

Comme l’indique la source, l’histoire a commencé lorsqu’à 13 ans la jeune fille que l’on présente sous le nom de Julie –qui lui a été attribué pour protéger son anonymat– a été victime d’une crise d’angoisse au collège. L’un des pompiers alors intervenu est resté en contact avec elle et une relation amicale s’est nouée.

Toutefois, comme elle l’explique, le jour où l’homme en qui elle voyait un «héro» est venu chez elle «tout a basculé». Mais ce n’était que le début: cet homme, raconte-t-elle à RMC, a ensuite organisé une série d’autres rencontre avec ses collègues et les viols se sont poursuivis «dans des parcs, sur des capots de voitures».Suite à ces évènements, la jeune fille commet des tentatives de suicides et commence à se mutiler. Une plainte a finalement été déposée en 2010, alors qu’elle avait déjà 15 ans.

Consentement à 13 ans?

La mise en examen de plusieurs pompiers pour viols n’a pas tardé, mais récemment la justice a requalifié l’affaire en «atteintes sexuelles sur mineur de 15 ans», satisfaisant ainsi la demande du parquet. Il a en effet été jugé que «le défaut de consentement […] apparaissait insuffisamment caractérisé».

Ainsi, trois pompiers liés à l’histoire comparaîtront devant le tribunal correctionnel et non pas devant la cour d’assises, ce qui aura pour conséquence de diminuer leur peine en cas de condamnation.

Si les pompiers assurent que les faits s’étaient passés avec le consentement de la jeune fille, celle-ci considère aujourd’hui qu’à cet âge, on est incapable de donner réellement son consentement.

La mère de Julie fera en ce 22 juillet appel de la décision de justice.

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