Emmanuel Macron a réagi à la tribune de l’ex-ministre Nicolas Hulot appelant à «dire non» à l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada. Selon le Président, «il fallait le dire quand on était en responsabilité».

«Il fallait le dire quand on était en responsabilité»: Emmanuel Macron a répliqué à l’ex-ministre Nicolas Hulot qui a appelé les parlementaires à s’opposer au traité de libre-échange UE-Canada (CETA), soumis ce mardi 23 juillet au vote de l’Assemblée.

«Quand on s’est battu pour améliorer un texte […], on ne peut pas dire quelques mois plus tard le contraire», a répondu à distance le chef de l’État, indiquant avoir «lu la tribune» de l’ex-ministre, devant la presse après une rencontre avec le président des Comores Azali Assoumani à l’Élysée. 

«Je crois que le véritable idéalisme consiste toujours à regarder le réel», a-t-il expliqué, estimant qu’une ratification du CETA irait «dans le bon sens». Mais il sera nécessaire de s’assurer que celui-ci soit «bien mis en œuvre», a-t-il ajouté, cité par l’AFP.

Hulot alerte sur le CETA

À la veille du vote sur le traité de libre-échange entre l’UE et le Canada (CETA), à l’Assemblée nationale, le président d’honneur de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’Homme diffuse sur le site de Franceinfo une lettre ouverte, dans laquelle il demande aux députés de ne pas ratifier le traité.L’ancien ministre de la Transition écologique a incité les parlementaires à avoir «le courage de dire non» à ce texte, qui risque à ses yeux d’ouvrir la porte à des substances dangereuses par un abaissement des normes sanitaires.

«Demain, chacun de vous aura plus de pouvoir que tous les ministres de l’Écologie réunis. Demain, chacun de vous sera libre de voter contre la ratification du Ceta et exiger ainsi la réouverture des négociations», a écrit M. Hulot.

Vote sur le CETA

Le CETA doit être ratifié par les 38 assemblées nationales et régionales d’Europe, d’où le vote de l’Assemblée mardi, puis au Sénat à une date qui reste à définir.Concrètement, le CETA, qui concerne au total 510 millions d’Européens et 35 millions de Canadiens, supprime les droits de douanes sur 98% des produits échangés entre les deux zones, élargit certains services à la concurrence et renforce la coopération en matière réglementaire.

Il permet aussi la reconnaissance de 143 produits d’origine géographique protégée (AOP) au Canada, dont l’agriculture gagne à l’inverse un accès accru au marché européen. «C’est la reconnaissance de notre modèle agricole français et européen», s’est félicité M.Lemoyne.

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