La Chine a défendu ce mercredi un exercice aérien conjoint avec la Russie, au lendemain de tirs de semonce par la Corée du Sud contre un avion russe prétendument entré dans une zone revendiquée à la fois par Séoul et Tokyo.

Mardi, des chasseurs sud-coréens ont tiré près de 400 coups de semonce après la violation supposée par un appareil militaire russe d’un morceau d’espace aérien près des îles de Dokdo — contrôlées par la Corée du Sud mais revendiquées par le Japon sous le nom de Takeshima. Tokyo s’est plaint à Moscou après cette intrusion. La Russie a nié toute violation d’espace aérien et indiqué que des avions à long rayon d’action chinois et russes avaient organisé leur première mission de patrouille conjointe dans la région Asie-Pacifique.

Interrogé à ce sujet mercredi, un porte-parole du ministère chinois de la Défense a précisé que des bombardiers de son pays avaient réalisé avec des appareils russes une patrouille «dans des espaces aériens de la mer du Japon et de la mer de Chine orientale». «Les avions des forces aériennes des deux pays ont scrupuleusement respecté le droit international et ne sont pas entrés dans l’espace aérien d’autres pays», a insisté Wu Qian lors d’une conférence de presse. Selon lui, cette patrouille visait à approfondir le partenariat de coopération stratégique global entre la Chine et la Russie, à renforcer les capacités d’opérations conjointes de leurs forces armées et à «sauvegarder la stabilité stratégique mondiale». «Cette opération s’inscrit dans le cadre du programme annuel de coopération entre les forces armées chinoises et russes, et ne vise pas de tierces parties.»

Wu Qian n’a pas exclu l’organisation d’autres patrouilles conjointes sino-russes à l’avenir, et souligné que les deux armées comptaient développer leurs relations à «de nouvelles hauteurs historiques».

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